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Le CICRP : un partenaire de choix pour l'Inguimbertine

Inguimbertine - Culture

La Ville de Carpentras a confié plus d'une centaine de tableaux des collections de l'Inguimbertine au Centre Interdisciplinaire de Conservation et de Restauration du Patrimoine.

Cet établissement situé à Marseille, à la Belle de Mai plus précisément, intervient dans les domaines de la conservation préventive, de la conservation curative et la restauration du patrimoine culturel.

Les activités du CICRP demandent bien évidemment la coordination de spécialistes dans leur domaine. Tour d'horizon non exhaustif de quelques uns de ces " sauveurs de patrimoine ".

Des ingénieurs/chimistes qui donnent des informations indispensables pour l'avenir des œuvres.

Ils réalisent des études toujours plus précises des matériaux employés par les artistes pour la réalisation de leurs œuvres. Leurs constats, qui sont le plus souvent effectués à l'aide de méthodes non invasives (même si des prélèvements sont parfois nécessaires), aident à la conservation, l'authentification mais aussi à une meilleure compréhension de l'histoire des techniques. Ces professionnels sont également chargés de faire leurs recommandations sur l'environnement idéal de conservation d'une œuvre. Des informations précieuses par exemple pour la régisseuse des collections de l'Inguimbertine. Vous avez certainement déjà entendu parler de " spectromètre de masse " dans vos séries policières préférées, et bien les ingénieurs du CICRP profitent du même matériel. Au lieu d'arrêter les criminels et de protéger la veuve et l'orphelin, ils arrêtent par exemple les insectes et protègent le patrimoine.

Des photographes/radiologues chargés de l'imagerie.

Ils commencent par faire des photographies classiques que tout le monde connaît qui permettent d'enregistrer fidèlement l'apparence des œuvres avant une éventuelle restauration et de comprendre la structure des peintures et des objets. Elles sont en fait la base du constat d'état. Ils peuvent ensuite réaliser des clichés sous ultraviolet permettant d'identifier certains pigments, de juger de l'importance des lacunes de vernis, de mesurer l'étendue des restaurations déjà effectuées ou de découvrir des repeints ou une zone de repentir. Ils effectuent également un examen en infrarouge qui rend possible la détection de dessin sous-jacent. La radio quant à elle donne des indices pour mieux comprendre la structure des œuvres.

Un entomologiste qui entretient une véritable banque de données d'insectes.

Il est chargé d'éviter les conséquences désastreuses des infestations d'insectes. Il fait un constat (quel type d'insecte et degrés des dégâts) puis le cas échéant propose un traite- ment (anoxie, basse température, etc.). Leur travail est compliqué par le réchauffe- ment climatique et la mondialisation des échanges des hommes et des biens qui fait apparaitre de nouvelles espèces donc de nouveaux dangers pour les œuvres. Avec ces spécialistes et les appareils adaptés, le CICRP est à la pointe dans son domaine. L'établissement s'est même doté d'une plate- forme de vieillissement naturel permettant d'analyser les phénomènes d'altérations de matériaux du patrimoine en milieu méditerranéen, urbain et marin. Elle est la seule plateforme de ce type entière- ment consacrée à l'étude des biens patrimoniaux en France.

Pour plus d'informations n'hésitez pas à consulter le site du CICRP : https://cicrp.info/