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Grève dans les crèches : communiqué de Jacqueline Bouyac, présidente de la CoVe

Information générale

Suite à l’appel à la grève des agents de la Petite Enfance de la CoVe ce mardi 17 mai, la communauté d'agglomération a décidé de fermer les crèches ce jour en solidarité avec les équipes.

Elles étaient nombreuses venues manifester leurs difficultés au quotidien et notamment leur besoin de reconnaissance. Madame Valérie Michelier, vice-présidente déléguée à la petite Enfance représentant la Présidente retenue par un déplacement à Paris prévu de longue date, et monsieur Laurent Marteau, directeur général des services, sont venus à leur rencontre pour les écouter et leur faire part des pistes de réflexion envisagées pour améliorer leurs conditions de travail.

À cette occasion, un message de la Présidente leur a été transmis détaillant les actions menées et à mener.

À noter que ce lundi 16 mai la Présidente avait reçu une délégation pour entendre leurs attentes et leur faire part de toute l’attention qu’elle porte à ce métier de cœur qui lui tient à cœur.

La petite enfance, un métier de cœur qui nous tient à cœur

Nos professionnelles de la Petite Enfance aiment leur métier, c’est une évidence qui s’est démontrée plus que jamais dans cette période difficile que nous venons de traverser avec la pandémie dont nous subissons encore les conséquences aujourd’hui et durant laquelle elles ont assuré une continuité de service exemplaire pour répondre aux besoins des familles en s’organisant au mieux au sein des structures d’accueil.

Elles expriment depuis quelques temps un état de fatigue, de souffrance face à une situation qu’elles subissent et qui s’est amplifiée pendant cette pandémie et qui persiste encore.

Le secteur de la petite enfance est confronté aujourd’hui à une double difficulté : un taux d’absentéisme en forte augmentation (le nombre annuel de jours d’absence a doublé entre 2019 et 2021) et une tension sur le marché du travail qui nous amène, et c’est un fait nouveau, à connaitre d’énormes difficultés à trouver des remplaçants.

Les moyens qui ont été mis en place par la CoVe pour le bon fonctionnement des structures multi accueil ne suffisent plus (460 000 euros/ an pour les remplacements en 2021, 110 000€ de plus qu’en 2019 – l’enveloppe financière a encore été augmentée en 2022). Nous devons les compléter et les diversifier.

Comment ?

En multipliant les sources de recrutement : 

  • Dynamisation du partenariat avec la mission locale
  • Recours à des agences d’interim pour du remplacement courte et/ou longue durée
  • Recours à des agences spécialisées pour la recherche de cadres
  • Diversification de nos sites de publication d’offres d’emploi : APEC, réseaux sociaux, écoles spécialisées, associations.

En renforçant l’attractivité de la CoVe

Dans un contexte de concurrence de plus en plus forte entre les collectivités, il nous faut nous démarquer, nous donner les moyens afin de donner envie à de nouveaux agents de rejoindre nos équipes (aménagement du temps de travail, rémunération attractive).

En travaillant sur les facteurs d’absentéisme sur lesquels on a prise : exemple : action pilote de prévention des troubles musculo-squelettiques en cours sur les structures petite enfance.

En facilitant la formation des professionnels :

  • en plus des enveloppes déjà allouées au remplacement, recrutement déjà réalisé d’un contrat d’apprentissage supplémentaire et recrutement de deux apprentis en cours. Les retours positifs des équipes sur les apprentissages mis en place nous encouragent dans cette voie.
  • courrier à l’État demandant un nombre de jeunes professionnels formés en adéquation avec les besoins des collectivités en matière de petite enfance.
  • courrier au CNFPT pour demander la mise en place d’une préparation concours EJE.

L’envie est toujours là, je le sais, c’est pourquoi, je souhaite tout d’abord les remercier pour leur implication et leur professionnalisme au quotidien avec les enfants et auprès des familles.

Leur souhait d’exprimer aujourd’hui de manière forte un besoin de reconnaissance, des moyens pour mieux faire leur travail est légitime.

Nous avons bien entendu les difficultés, parfois même la souffrance qu’elles expriment et leur regret de ne pas pouvoir assurer leur mission comme elles le voudraient.

Je souhaiterai les rassurer sur le fait que nous travaillons pour trouver des solutions d’urgence et construire un plan pérenne pour améliorer leurs conditions de travail afin qu’elles gardent toute leur énergie et leur passion du métier au bénéfice des enfants.

Voilà la feuille de route qu’il nous faut construire et déployer ensemble afin que chacune d’entre elles puisse retrouver plus de sérénité dans leurs missions quotidiennes.

Je m’engage avec Valérie Michelier, Vice-Présidente déléguée à la Petite Enfance à mettre tout en œuvre pour construire les conditions d’un mieux travailler.

Jacqueline Bouyac
Présidente de la CoVe