À la découverte du patrimoine culturel...

Le Pays d'art et d'histoire

Le service Culture et Patrimoine de la CoVe propose toute l’année des visites et des conférences pour les touristes mais également pour les habitants du territoire et les scolaires.
Chaque visite est assurée par un guide conférencier agréé par le Ministère de la Culture. Il vous donne les clefs de lecture pour mieux comprendre l’histoire d’un monument, d’un paysage, le développement de la ville au fil des quartiers, de ses cultures locales.

Vous êtes entre amis ? En famille ? En individuel ?

Des visites à heures fixes sont programmées d’avril à fin octobre et pendant les vacances scolaires.
Vous découvrirez ainsi la ville de Carpentras, ses monuments, les villages du piémont du Ventoux et du Comtat Venaissin, ainsi que des balades thématiques.
La CoVe propose également des visites exceptionnelles dans le cadre de grands rendez-vous nationaux : Rendez-vous aux jardins, la journée du Patrimoine de Pays, les Journées du Patrimoine etc.

Visites et conférences

  • plein 4 €
  • réduit 2,50 € (10 - 18 ans ne résidant pas sur le territoire de la CoVe, étudiants et familles nombreuses sur présentation de leur carte)
  • réduit 1 €: personnes handicapées ou allocataires du RSA sur présentation d’un justificatif

Visites, balades et conférences en scène

  • plein 6 €
  • réduit 3 € (10 - 18 ans ne résidant pas sur le territoire de la CoVe, étudiants et familles nombreuses sur présentation de leur carte)
  • réduit 1 € : personnes handicapées ou allocataires du RSA sur présentation d’un justificatif
  • gratuit : détenteurs de la carte Jeunes de Carpentras, moins de 25 ans résidant sur le territoire de la CoVe sur présentation d’un justificatif, moins de 10 ans ne résidant pas sur le territoire.
  • suppléments par personne : 4 € pour la synagogue de Carpentras.

Vous êtes en groupe ?

Nos visites guidées, à destination des groupes, sont disponibles toute l’année sur réservation.
En plus des visites « classiques » de Carpentras, de ses monuments et des villages du Ventoux Comtat Venaissin, des balades thématiques sauront également vous séduire : Une promenade à pied le long du canal de Carpentras, la flore provençale au cœur de Vacqueyras, une balade littéraire dans le Ventoux, les sites antiques de Beaumes-de-Venise, la découverte des produits emblématiques de notre terroir (truffe, raisin,...).

Le Service Culture et Patrimoine de la CoVe reste à votre écoute pour vous concevoir, sur mesure, des guidages thématiques inédits en fonction de vos envies.

Un peu d'histoire

Des origines antiques

En 46 av. JC, Carpentorate (Carpentras) devient un relais routier des colonies romaines. L’ordre social romain et la Pax Romana (la paix romaine) de cinq siècles amènent à la région une prospérité économique jamais connue précédemment. La richesse vient de l’agriculture. L’artisanat et les échanges, grâce à un réseau efficace de voies principales et secondaires, se développent. L’impact de cette époque est encore grand dans le tracé de nos chemins, le positionnement des centres urbains et le parcellaire agricole.

Le Moyen-âge : un territoire sous protection pontificale

Terre appartenant au Saint Empire Romain Germanique,  la région est soumise durant le haut Moyen-Age à nombre d’invasions et de guerres de pouvoir. La christianisation précoce, dès le IIIème siècle, amène les évêques à jouer un rôle prépondérant dans l’administration des cités. La Réforme de l’Église, lancée au XIème siècle, entraîne la construction de nouveaux édifices de style roman. Les institutions charitables religieuses se développent : hôpitaux, lazarets et les ordres mendiants (franciscains, dominicains, carmes…) font leur apparition au XIIIème siècle.
Le Pape Clément V arrive en ses terres et séjourne au début du XIVème siècle à Malaucène et Carpentras, en alternance avec Avignon. Il est le premier des sept papes d’Avignon.
Terre d’asile des Juifs chassés du Royaume de France, ils vont développer au cours des siècles une importante communauté aux traditions et à la langue spécifiques. 

La Renaissance : entre prospérité et Guerres de religion

Le pape quitte le Comtat à la fin du XIVème siècle, laissant la gestion à une succession de légats. Ces personnages puissants, diplomates avisés et souvent de nationalité française vont ainsi participer aux resserrements des liens avec la France. Les troupes royales sont alors autorisées à fouler les terres pontificales ; en contrepartie, les Comtadins obtiennent de nombreux avantages commerciaux.
La seconde moitié du XVIème siècle est marquée par les luttes sanglantes des Guerres de Religion. L’histoire de nos villages atteste de la prise régulière de certains bourgs par les Huguenots venant d’Orange, bastion de la Réforme, et de leur libération par les troupes catholiques.

Le bel âge des XVIIè et XVIIIè siècle

La prospérité de ces deux siècles transforme les centres médiévaux. L’urbanisme moderne gagne peu à peu le territoire : hôtels particuliers, cours à promenade rythmées de fontaines…
Les arts s’italianisent sous l’influence des légats puis vice-légats désormais italiens : le baroque fait son entrée avec succès dans les églises, couvents et maisons privées.
La France, à la fin du XVIIIème siècle, est de plus en plus présente dans la politique, les échanges et la culture. Les événements de la fin du siècle vont accélérer le cours des choses.

Et le Comtat devint français…

Dès 1789, de graves agitations dans le Comtat, soutenues par l’écho des événements en France, se généralisent. Le Comtat, majoritairement fidèle au pape, connaît alors une guerre civile face aux Avignonnais farouchement favorables au rattachement à la France.
1791 est l’année la plus sanglante de cet épisode, les villages se ralliant les uns après les autres à Avignon tandis que Carpentras supportant plusieurs sièges derrière ses remparts.
Toutefois, après des mois de consultation, le rattachement est adopté le 14 septembre 1791. Le territoire fait alors partie de la Drôme, la région d’Avignon des Bouches-du-Rhône.
Ce n’est qu’en 1793 que sera créé le département de Vaucluse, réunissant les anciens adversaires.

Le dynamisme des XIXè et XXè siècles

Durant le XIXème siècle, période de développement industriel, la population double.
L’habitat, dispersé dans les campagnes, se développe et les villes et villages se débarrassent de leurs fortifications pour pouvoir croître et laisser place aux cours et aux boulevards marqués par les influences de l’architecture républicaine. Les grands travaux d’irrigation, ainsi que l’arrivée du train, permettent le développement d’une agriculture intensive, qui fait du Comtat « le jardin de la France », aux paysages si caractéristiques de champs bordés de haies de cyprès.

Des paysages à admirer

Le Mont-Ventoux

Visible de toutes parts, tel un phare, les gens d’ici l’appellent affectueusement « le Géant de Provence ». Cette masse calcaire doit son élévation à un plissement du sol initié il y a 120 millions d’années. Son nom reste mystérieux, il pourrait venir de « ven-top », la cime blanche que l’on voit de loin.
Il est en partie classé Réserve de Biosphère par l’UNESCO pour sa large palette de climats donnant naissance à une incroyable diversité de faune et de flore. Le massif possède la plus belle cédraie d’Europe.
De son sommet, perché à 1912 m, la vue est imprenable et, par temps clair, on peut même apercevoir la mer au sud et toute la chaîne des Alpes au nord.
Chapeauté de blanc tout au long de l’année : est-ce de la neige, du calcaire, ou bien les deux ?
À vous de percer le secret en empruntant ses multiples chemins et de gravir, comme bon nombre d’hommes célèbres, ce mont mythique : le poète Pétrarque, Frédéric Mistral, Jean-Henri Fabre  ou encore de grands sportifs venus se dépasser lors de courses cyclistes ou automobiles.

Au gré de vos promenades, vous remarquerez que le Ventoux n’est pas seulement une montagne, c’est aussi un livre vivant de l’histoire rurale.
Au détour des chemins, vous croiserez ces jas ou bergeries issus du pastoralisme. L’élevage, autrefois l’une des principales activités rurales, a amené l’homme à parsemer ce paysage de petits bâtiments bas en pierre où les troupeaux s’abritaient. Des grottes fermées d’un mur de pierres, situées au fond des combes, leur offrait une autre protection, cette fois naturelle.
La forêt est elle aussi une création humaine. On oublie souvent que le mont Ventoux a été surexploité pendant des siècles. Sa forêt avait pratiquement disparu et ses pentes se couvraient de pâturages. À partir du milieu du XIXème siècle, les hommes se sont préoccupés de reboiser la montagne. Aujourd’hui, ses nombreux résineux et feuillus abritent une flore et une faune d’une richesse exceptionnelle.

Les Dentelles de Montmirail

Les Dentelles de Montmirail s’élèvent à 732m. Cette chaîne de montagnes admirables tient son nom du latin « mons mirabilis », Elles sont le fruit des grands plissements pyrénéens puis alpins. Sur leur crête, le calcaire a été taillé et érodé par le temps, créant ainsi un ruban dentelé à la silhouette unique qui en fait le paradis de l’escalade.

Ce petit massif de 5000 hectares abrite une végétation méditerranéenne, composée principalement de pins d’Alep, de chênes verts, blancs, de cèdres et de pins noirs, et préservé des incendies et de l’urbanisation par le statut de « forêt de protection ».
Les Dentelles se divisent en trois chaînes parallèles les unes aux autres : le Grand Montmirail au sud (553m), la Dentelle Sarrasine au centre (667m) et la Grande Montagne au nord.

La plaine comtadine

Cette plaine paisible, gardée jalousement par les monts qui l’entourent, incarne l’image idéale de la Provence. Le territoire se divise en trois entités : la plaine maraîchère de Carpentras au terroir très riche scandé de cyprès, celle de Bédoin, animée par des reliefs de safre et celle de Mazan, océan de vignes ouvert en amphithéâtre sur les hauteurs et les villages perchés.
C’est le lent travail des paysans qui a, peu à peu, façonné cette plaine en une mosaïque de terres multicolores.
À vos palettes et appareils photos ! Ici se dessinent les portraits rêvés de la Provence…

Les monts de Vaucluse

Dans les monts de Vaucluse se nichent des villages perchés. L’histoire les a placés sur un piton rocheux ou une hauteur, les protégeant des tourments du temps. Cette spécificité en fait des lieux uniques à visiter, loin de l’agitation de la plaine et les points de vue sont à couper le souffle.
Venasque (classé « Plus beaux villages de France »), La Roque-sur-Pernes et Le Beaucet dans les monts de Vaucluse gardent le passage vers le Luberon.