Comment avez-vous créé la JBAG ?

« J’ai été adjoint à la mairie de Carpentras pendant 18 ans, j’avais la direction de la police, de la circulation et de la sécurité. On a démarré en 1998 et ca fait vingt ans que je suis président. J’avais été chargé du regroupement des six sociétés de boules de la ville. Il y avait 400 licenciés. Ici, sur le site de l’ancien camping, il y avait une société de boules qui ne marchait pas bien. Les grands concours avaient lieu sur l’hippodrome de Saint-Ponchon. Avec deux collègues, on a créé le club pour les joueurs élite. Notre sponsor était le restaurant La Griotte à Carpentras, d’où le nom du club aujourd’hui, la Jeunesse Bouliste Avenir de la Griotte. Pendant deux ans on est resté là-bas. Quand je suis arrivé ici, on avait trente joueurs, maintenant on en a quatre cents. On a aussi une centaine qui ne viennent que pour le plaisir de jouer à la pétanque. »

Quelle activité proposez-vous  ?

« On organise trois concours par semaine plus les concours du dimanche qui dure la journée avec repas à midi. On tourne toute l’année. On n’arrête qu’une semaine, entre Noël et le Jour de l’An. Depuis trois ans, on a une ombrière qui nous permet de jouer par tous les temps. On a un éclairage parfait. Elle a été faite dans les règles de l’art. Garantie vingt-cinq ans et résistante à un vent soufflant à 260 km/h. La mairie nous aide beaucoup. Francis Adolphe est un passionné de pétanque. »

Vous avez de très bons résultats ?

«  J’ai quarante à cinquante champions. Aux championnats de Vaucluse, en tête-à-tête, j’avais déjà cinquante joueurs. Dans toutes les compétitions, nous avons le plus de représentants et le plus de titres. Au niveau national, sur 4 676 clubs, on est classé onzième. On est même devant Draguignan qui a tous les champions du monde. Ce classement tient compte de toutes les compétitions, de toutes les catégories. Au mois de juin, on organise l’amicale des maires de France. On attend entre trois et quatre cents maires. On organise tout avec nos bénévoles. On a aussi le festival bouliste. On a le tournoi de Carpensud. En 2019, on a le championnat de France des polices municipales, et en 2020 celui des journalistes sportifs comme il y a trois ans, pendant quatre jours. Les retombées économiques sont extraordinaires. »