Adhérent de France Passion, le réseau des campings-caristes, Claude Roux propose trois emplacements aux amoureux d’itinéraires gourmands à la ferme, entre vignes et oliviers, sur son domaine de La Rêverie à Modène.

Racontez-nous votre expérience avec le réseau France Passion.

« Je suis entré dans le réseau France Passion en 2015. J’avais de bons échos de mon entourage et de mes confrères. Il y a un vrai intérêt à accueillir des campings-caristes sur le domaine, ne serait-ce que pour les rencontres. Ils peuvent installer leur table, leurs chaises et manger dehors. Nous ne fournissons ni l’eau ni l’électricité contrairement à d’autres étapes. Ils séjournent généralement une nuit. »

Qu’est-ce qui attire les voyageurs jusqu’à vous ?

« Ils viennent guidés par l’annuaire édité par France Passion. L’été, parfois, à huit heures du soir ils sont déjà dans le chemin quand ils appellent pour réserver. Il fait encore jour, on peut donc les placer. Le lendemain, souvent, ils nous laissent une lettre de remerciements. Certains reviennent même chaque année. Du printemps jusqu’à octobre, on a toujours du monde, surtout quand le Tour de France cycliste passe dans le coin. »

Le stationnement pour la nuit est donc gratuit. Quelle est la contrepartie ?

« Nos visiteurs peuvent acheter nos produits au caveau, nos vins, notre d’huile d’olive, mais ce n’est pas une obligation. Pour figurer dans le guide de France Passion, nous versons une cotisation d’une cinquantaine d’euros. »

Pourquoi ce nom de Rêverie pour votre domaine ?

« J’ai repris les terres de mes parents, puis des terres en location et j’ai fait construire. Au milieu des vignes et des olives, c’est un endroit rêvé. Voilà l’origine du nom. Le domaine fait vingt-huit hectares, sur un sol argilo-calcaire, en partie sur Caromb, Mazan, Saint-Pierre-de-Vassols et Modène. »

Que proposez-vous dans votre caveau ?

«  J’ai une petite boutique de produits du terroir pour mon huile d’olives verdales et mes crus. Le rouge, le rosé, le blanc, en IGP et en AOC Ventoux, des vieux grenache et syrah et des vins plus traditionnels. Avant, j’étais à la cave coopérative à Bédoin. Je travaille en vente directe, mais aussi avec des cavistes et des restaurateurs des environs. Un peu en Belgique aussi et vers Strasbourg. » 

Et en matière d’œnotourisme ?

« Je propose des expositions de peinture ou de photos et des accords vins et mets à la belle saison, sur réservation. Un étudiant en œnotourisme s’en charge. On les appelle les Jeudis de la Rêverie. Les animations démarrent par une visite guidée dans les vignes et une présentation des cépages et des terroirs. À l’arrivée, on déguste de la tapenade, des confitures et des fromages d’une voisine chevrière. Il y a aussi des apéritifs avec des amateurs de voitures de collection qui se terminent par une animation musicale. »